Chapitre 6
salut voici le chapitre 6 :
Team Dow – Chapitre 6 : L’épreuve des équipes
L’arène était plongée dans une lumière blafarde. Les gradins étaient pleins à craquer, l’atmosphère étouffante. Sur les écrans géants, un message s’afficha en lettres rouges :
"Phase préliminaire : affrontements par équipes. La meilleure affrontera Magnus."
Un murmure parcourut la foule. Le nom “Magnus” suffisait à glacer les sangs, même à cette distance.
Alex, debout devant les écrans, analysait le tableau du tournoi. Trois adversaires. Trois obstacles.
— Il faut des victoires nettes. Trois sur trois. Sinon, on ne verra même pas sa table.
Premier match – contre Alpha Glass
La salle s’assombrit. Des projecteurs se braquèrent sur la première table.
Alex s’avança, seul, face à Alpha Glass, une équipe pilotée par une intelligence artificielle surpuissante. À la table, un jeune joueur aux yeux vides, les gestes presque mécaniques. Contrôlé. Guidé. Utilisé.
Lou murmura dans l’oreillette d’Alex :
— Ils calculent plus vite que n’importe qui. Mais ils ne savent pas improviser.
Xdark pianota sur son terminal.
— J’ai injecté une micro-latence. Leur IA mettra 0,4 secondes de plus à répondre. Presque rien. Mais assez pour déséquilibrer le flux.
Le match débuta. Alpha Glass jouait comme une machine de guerre : rapide, tranchant, mathématique. Mais Alex, calme, sacrifia un fou tôt dans la partie. Un piège. L’IA hésita.
— Ils ne comprennent pas le "risque" humain, souffla Chopin.
Un clou, un cliquetis, une fissure. Alex exploita l’erreur, créa un réseau de menaces, et termina la partie par un sacrifice final brillant. Mat en trois.
— Victoire pour Team Dow.
Deuxième match – contre Shōgi no Oni
Roxanne s’installa à la table, face à un joueur vêtu de noir, les yeux fermés. Son équipe, debout derrière lui, récitaient des séquences de shōgi comme des mantras.
— Ils ne pensent pas comme nous, dit-elle en s’échauffant les poignets. Ils jouent des lignes hybrides, sans respect des conventions. Mais j’aime ça.
La partie fut un chaos calculé. Le plateau se peupla de positions étranges, de pièges imbriqués, d’ouvertures qui n’en étaient pas.
Lou transmettait les suggestions de Chopin en direct.
— Ils jouent vite, mais leur centre est faible. Si tu pousses en e4 maintenant, tu crées un déséquilibre. Vas-y.
Roxanne s’exécuta. En quelques coups, l’ordre fut renversé. Elle sacrifia sa dame pour ouvrir la diagonale fatale.
— Mat, annonça l’arbitre.
Deux à zéro.
Troisième match – contre Les Kurokishi
Le capitaine adverse, vêtu d’une veste sombre brodée de pièces d’échecs, s’assit face à Chopin.
Le silence tomba.
Chopin posa ses écouteurs, un seul sur l’oreille. Il ferma les yeux un instant. Puis sourit.
— Ils jouent au métronome. Je vais casser le rythme.
Dès les premiers coups, Chopin alterna entre lenteur calculée et blitz brutal. Son adversaire, dérouté, tenta de réimposer sa cadence, mais rien n’y faisait. Chaque changement de tempo créait des failles dans sa concentration.
À mi-partie, Chopin claqua un coup de cavalier inattendu.
— Ils viennent de décrocher, souffla Lou.
Trois coups plus tard, le roi des Kurokishi était piégé, sans échappatoire.
— Et de trois, dit calmement Chopin.
Victoire totale.
Les écrans géants s’illuminèrent.
TEAM DOW : QUALIFIÉE POUR LA FINALE.
La foule se leva. Certains applaudirent, d’autres restaient figés, surpris. Jamais une équipe n’avait balayé les trois plus redoutables formations aussi proprement.
Roxanne tapa dans la main d’Alex.
— Maintenant, on y est. C’est nous, contre lui.
Mais dans les hauteurs de l’arène, une silhouette familière observait la scène, les bras croisés.
Billeboss.
À ses côtés, deux hommes en costume noir ne disaient rien.
— Ils sont prêts, dit Billeboss dans son oreillette.
Une voix froide répondit :
— Alors, déclenchez la suite.
Et pendant que la Team Dow célébrait, un écran, quelque part dans les coulisses, s’alluma tout seul.
Un mot unique apparut :
"FINALE"