GM Garry Kasparov

Nom complet
Garry Kimovich Kasparov
Date de naissance
Apr 13, 1963 (âge 56)‎
Lieu de naissance
Bakou, Azerbaïdjan SSR, Union Soviétique
Fédération
Russie
Retraité
en 2005
Profils

Classement

Bio

Garry Kasparov est, pour beaucoup, le plus grand joueur d'échecs de tous les temps. Né à Bakou, en Union Soviétique (aujourd'hui Azerbaïdjan), en 1963, il a bénéficié de l'enseignement pointu de l'école de Mikhail Botvinnik, pour devenir le plus jeune champion du monde de l'Histoire en 1985. Doté d'un fort caractère et d'un indéniable esprit d'indépendance, Kasparov, en désaccord avec la FIDE, a bifurqué du circuit classique en 1993, il sera, après sa retraite en 2005, connu en dehors des échecs pour son activisme politique. Bien qu'il ne soit plus un joueur professionnel, il demeure actif sur la scène échiquéenne internationale, participant à des exhibitions, prodiguant ses commentaires et suivant les tournois de près.

Carrière de pré-champion du monde

Dès son plus jeune âge, Kasparov démontre un très fort potentiel qui lui vaut une place fort convoitée dans la fameuse école orchestrée par Botvinnik. Sous la direction d'entraîneurs tels que Vladimir Makogonov et Alexander Shakarov, ses progrès sont fulgurants et il ne tarde pas à faire parler de lui en remportant le Championnat junior Soviétique en 1976 et 1977. Le titre mondial (toujours junior) ne s'offrira à lui qu'en 1980, tandis qu'il partagera la première place du Championnat Soviétique (toutes catégories) l'année suivante.

Garry Kasparov, 1974
Garry Kasparov tout jeune, en 1974.
CC BY-SA 3.0  Wikimedia Commons.

Les interzonaux ayant eu lieu en 1979, Kasparov est trop juste pour obtenir son ticket - synonyme de participation au cycle de championnat du monde de 1981 - dans l'optique de détrôner Anatoly Karpov. Il est, en revanche, plus que prêt pour le cycle de 1984, comme l'illustre son score de +7 -0 =6 à l'Interzonal de Moscou qui lui garantit sa place aux matchs des candidats à élimination directe. Il commence par vaincre Alexander Beliavsky 6 à 3 (+4 -1 =4), avant d'affronter en demi-finale le challenger de Karpov en 1978 et 1981, Viktor Korchnoi.

Kasparov met fin aux rêves de son adversaire de défier pour la troisième fois consécutive le champion du monde, il l'emporte en signant 4 victoires, pour une seule défaite et 6 parties nulles. Ne se dresse alors sur la route menant à Karpov plus qu'un seul obstacle : l'ancien champion du monde Vassily Smyslov - qui, à 63 ans, est trois fois plus âgé que lui (!).

Cette ultime marche, Kasparov la gravit d'une enjambée assurée. Il ne concède à son rival pas la moindre défaite et s'impose dans les troisième, quatrième, neuvième et douzième parties du match. Une ultime nulle lors de la treizième scelle le destin de la rencontre qui se termine sur le score sans appel de 8 ½ à 4 ½.

Son sacre de champion du monde

Avant leur confrontation en 1984, Kasparov et Karpov n'ont croisé le fer sur l'échiquier qu'à quatre reprises. La première fois, Garry, seulement âgé de 12 ans, s'est logiquement incliné, les trois autres duels se sont soldés par la nulle. Moins expérimenté, Kasparov connaît un départ catastrophique avec pas moins de quatre défaites dans les neuf premières parties, sans la moindre victoire pour compenser ! Seulement le format de cet affrontement est particulier : à l'image des matchs Karpov-Korchnoi de 1978 et 1981, sera sacré champion du monde, le premier à totaliser 6 victoires, les nulles ne comptant pas. Alors la fougue de la jeunesse va-t-elle s'avouer vaincue aussi facilement ?

La réponse est évidemment négative, Kasparov s'est mis en quatre pour contenir son rival et le contraindre 17 parties d'affilée au partage des points. Cette stratégie - qui s'avérerait totalement inefficace dans un match de 24 parties, une fois distancé au score - se révèle éreintante dans ce format de 1984. Cependant Karpov met fin à cette stérilité en remportant la 27ème partie, le propulsant à une seule victoire d'asseoir son titre.

Kasparov n'a pour autant pas dit son dernier mot, il finit par signer son premier succès contre Karpov et dans un match de Championnat du Monde, lors de leur 32ème joute !

Un paquet d'autre nulles suit jusqu'à la 47ème partie sur laquelle Kasparov pose son empreinte, performance qu'il réitère dès le lendemain, ramenant le match à un score plus serré de 5 à 3... qui en restera là. Le président de la FIDE, Florencio Campomanes, invoquant la santé des joueurs, décide de mettre un terme à ce marathon unique dans l'Histoire. En 1985, les deux joueurs repartent de zéro dans un nouveau format, plus raisonnable, de vingt-quatre parties.

Une nouvelle fois, Karpov prend le meilleur départ puisqu'il mène 2 à 1 après cinq parties, malgré la victoire de Kasparov dans la partie d'ouverture. L'ogre de Bakou égalise dans la onzième, puis ose un curieux gambit dans une Sicilienne qui conduit à une nulle rapide, résultat qui se répète trois fois consécutivement. 

La seizième partie est l'une des plus brillantes dans l'Histoire de notre jeu, dans une nouvelle sicilienne où il sacrifie rapidement un pion central, les pièces de Kasparov s'accordent dans un ballet majestueux, empêchant à chaque coup celles de son adversaire de s'exprimer : 

Alors qu'il mène 4 à 3, Kasparov creuse l'écart dans la 19ème partie et parvient à maintenir son avance avec deux nulles à suivre. Karpov relance le suspens dans la 22ème partie où il retrouve de sa superbe dans un Gambit Dame, parfaitement maîtrisé. En cas d'égalité finale, en tant que champion, il conserverait son titre, le score de 11 ½ - 10 ½ en faveur de Kasparov à deux parties de la fin promet donc un dénouement à sensation forte. Faisant preuve de nerfs d'acier, Kasparov tient la nulle dans l'avant-dernière partie, il n'a donc plus qu'un dernier effort à fournir pour s'emparer de la couronne mondiale.

Il ne se contente alors pas d'un partage des points, mais va chercher le titre avec une ultime victoire :

Kasparov attribue son succès à une meilleure préparation que celle de Karpov, thèse largement accréditée par ce dernier, le nouveau champion reconnaît aussi le mérite de son meilleur ennemi qui a permis un tel combat. (Source : Le Championnat du Monde d'échecs Karpov Kasparov Moscou 1985, Raduga Publishers 1986).

Il est évidemment impossible de déterminer quel aurait été le destin du match de 1984 s'il était allé à son terme. Kasparov aurait pu l'emporter à l'usure, comme Karpov aurait pu trouver les ressources pour donner un dernier coup de collier. Toujours est-il, qu'à présent, Kasparov est le nouveau champion du monde et qu'il signe ainsi un record, celui du plus jeune joueur jamais sacré, à l'âge de 22 ans et 7 mois, soit 11 mois de moins que Mikhail Tal en 1960.

Le maintien de sa couronne

Kasparov a déjà affronté Karpov 72 fois au cours des 15 derniers mois, de septembre 1984 à novembre 1985. Ils disputeront 48 autres parties de Championnat du Monde durant le deux années à venir.

En vertu des circonstances de leur premier match, Karpov obtient légitimement une revanche en 1986. Cette-fois, Kasparov semble prendre le dessus et se diriger vers une défense confortable de son titre, après 16 parties, il compte 4 victoires pour une seule défaite. Un incroyable trou d'air relance totalement les débats, le challenger signe 3 victoires d'affilée et revient donc à hauteur du champion. Kasparov réagit enfin dans la 22ème partie et parvient à contenir dans les deux restantes les assauts de son rival pour s'assurer la conservation de son trône. 

Le cycle ordinaire des Championnats du Monde se rétablit en 1987 avec les interzonaux et le tournoi des candidats où Karpov attend son challenger en finale. Il se défait d'Andrei Sokolov et obtient ainsi une nouvelle chance de défier Kasparov.

Kasparov and Karpov
Kasparov à gauche, Karpov au centre, Jan Timman à droite, en 1987. Image diffusée dans le domaine public par Wikimedia Commons.

Le Championnat du Monde de 1987 fut sans doute le plus dramatique des matches Kasparov-Karpov. Comme en 1985, Kasparov compte une victoire pour deux défaite dans les cinq premières parties. Cette fois, il revient au score lors de la huitième et prend l'avantage en gagnant la onzième. Une victoire de Karpov et plusieurs autres nulles plus tard, le score est de onze partout avec deux ultimes batailles à livrer. Coup de tonnerre dans la 23ème partie où Kasparov s'incline, il se retrouve alors dos au murs et contraint de gagner la dernière joute du match pour revenir à hauteur de son rival et conserver son titre.

C'est dans de telle situations que naissent les légendes. Celle de Kasparov, déjà largement écrite, a l'occasion d'entrer dans une nouvelle dimension. Karpov commence par forcer plusieurs échanges tandis que Kasparov sacrifie un pion pour installer un puissant cavalier en e5. Il finit par récupérer son dû avec bénéfice puis se retrouve dans une finale avec 4 pions contre 3 à l'aile roi, théoriquement compliquée à gagner. Néanmoins, après d'interminables manœuvres, il met son rival en zugzwang qui finit par lui tendre la main en signe de capitulation. 

Après avoir disputé 120 parties en seulement quatre ans, les deux joueurs peuvent enfin souffler quelque peu avant de se retrouver encore une fois en 1990. En comparaison des matchs précédents et de leurs dénouements dramatiques, ce dernier affrontement est plus confortable pour Kasparov. Il remporte les parties 18 et 20 portant le score à 11-9 (+4 -2 =14), un retard impossible à combler pour Karpov.

Trois ans vont de nouveau s'écouler avant l'organisation d'un nouveau match jusqu'à ce que des désaccords de politique échiquéenne s'en mêlent.

Sa rupture avec la FIDE

Nigel Short domine Karpov en demi-finale du tournoi des candidats de 1993, puis vient à bout de Jan Timman pour gagner le droit d'affronter Kasparov. Cependant, ni le champion, ni le challenger sont à l'aise avec la FIDE, si bien qu'une scission s'opère. Kasparov et Short conservent le format de 24 parties mais disputent leur match à Londres, sous le joug de l'Association Professionnelle des Échecs (PCA). Le titre de champion de la FIDE revient alors à Karpov sans qu'il n'ait battu Kasparov, il s'impose à la place dans un match face à Timman.

Short n'est pas un joueur aussi prolifique que Karpov, bien qu'il l'ait éliminé pour en arriver là, Kasparov, impitoyable, n'est pas du genre à baisser sa garde : il remporte donc cinq des neuf premières partie du match qui s'achève sur le score de 12 ½ - 7 ½. Kasparov défendra ensuite "son titre" dans un duel avec Viswanathan Anand en 1995. 

Sa tache s'avère d'emblée beaucoup plus rude dans ce format assez court puisque le premier joueur à marquer 10,5 points l'emportera (les nulles comptant pour 1/2 point). Les huit premières parties se soldent par la nulle avant qu'Anand ne déclenche les hostilités. 

Piqué dans son orgueil, Kasparov répond du tac au tac dans la dixième partie grâce à une préparation incroyablement minutieuse, il n'utilise que quelques minutes pour ses 20 premiers coups : 

Il enchaîne avec une série de 3 victoires et une nulle, scellant son emprise sur le match qui se terminera par 4 partages du point. Il s'impose donc sur le score de 10 ½ - 7 ½, laissant au loin le désagréable souvenir de la neuvième partie.

Faute de sponsors suffisants, l'ACP fait languir Kasparov avant l'organisation d'un nouveau match, l'ogre de Bakou ne s'est pas pour autant tourné les pouces durant cette période.

Dans la seconde moitié des années 1990, Kasparov est au cœur du lancement des échecs sur ordinateur et par internet. Moins célèbre que le match disputé un an plus tard, il affronte Deep Blue en 1996 et l'emporte confortablement 4-2, malgré une défaite dans la première partie. Le match à polémique de 1997 voit Kasparov s'incliner de façon dramatique, après quoi IBM range Deep Blue au placard. Quant aux échecs sur internet, Kasparov domine "le Monde" lors d'une partie organisée par vote en ligne de chaque coup, en 1999.

Kasparov triomphe également lors de nombreux tournois tout au long de sa carrière, à l'image de celui de Wijk aan Zee en 1999 (avec un score de +8 -1 =4, nécessaire pour devancer Anand d'un demi-point). C'est son premier succès dans cette épreuve particulière qu'il remportera aussi en 2000 et 2001. Cet événement est marquant dans son parcours car c'est là que se déroule peut-être la plus belle partie de tous les temps, où il nous régale d'un double sacrifice de tour magistral, suivi d'une chasse au roi. Sa victime est le bulgare Veselin Topalov.

Carrière post-champion du monde

Kasparov étant toujours un outsider de la FIDE, un match de championnat est organisé avec Vladimir Kramnik en 2000. Au cours des années précédentes, les négociations pour un affrontement avec Alexei Shirov et une revanche avec Anand ont été infructueuses. Durant ce laps de temps, Karpov continue d'opérer dans le cadre de la FIDE jusqu'en 1999, année où le format du championnat est changé avec l'intronisation d'un grand tournoi à élimination directe, dans lequel il refuse de jouer. En fin de compte, Kramnik s'avérera être plus qu'un challenger légitime pour Kasparov.

La Défense Grunfeld de Kasparov se craquelle dès la deuxième partie du match, le mettant d'entrée dans une situation inconfortable. Il se casse ensuite inlassablement les dents sur le mur de Berlin de Kramnik avec les pièces blanches (1. e4 e5 e5 2. Nf3 Nf6 3. Bb5 Nf6). Dans la dixième partie, il abandonne sa Grunfeld pour tenter une Nimzo-Indienne, cette tentative se transforme en déroute puisqu'il doit abandonner après seulement 25 coups. Cinq nulles plus tard le match s'achève sans la moindre victoire du champion qui laisse donc sa couronne à son rival.

Kasparov ne pourra plus jamais prétendre au titre de champion du monde, ni même jouer dans un match, malgré des tentatives répétées. Il demeure toutefois le joueur le mieux classé dans son mandat post-titre.

Sa carrière s'achève en 2005, après un neuvième et dernier succès dans son tournoi fétiche de Linarès, en Espagne. (Personne d'autre n'a dépassé le stade des 3 victoires jusqu'à ce qu'il soit abandonné en 2010). Incapable de se concentrer de son propre aveu, il a perdu la dernière partie officielle de sa carrière contre Topalov. Mais quelle carrière cela restera !

Activités d'après-carrière

Kasparov devient un auteur prolifique, à commencer par sa série My Great Predecessors (Mes illustres prédécesseurs) - une collection en cinq volumes des parties des anciens champions du monde et d'autres forts joueurs, publiée de 2003 à 2006. Il signe aussi quatre volumes intitulés Modern Chess (Échecs modernes) (dont une grande part couvre ses parties avec Karpov) et trois volumes supplémentaires sur sa propre carrière échiquéenne. 

My Great Predecessors Kasparov

Tome 1 de "My Great Predecessors" (Mes illustres prédécesseurs)

Depuis lors, il a dépassé le cadre des échecs pour écrire trois livres supplémentaires : le mi-biographique, mi-développement personnel : How Life Imitates Chess (Comment la vie imite les échecs), un ouvrage à caractère géopolitique : Winter is coming (l'hiver arrive) - aucun lien avec Game of Thrones - et enfin Deep Thinking, traité sur l'intelligence artificielle. Winter is Coming est le produit de l'inquiétude profonde et de longue date de Kasparov au sujet de l'impact de la politique de Vladimir Poutine sur la Russie et le monde.

Le mépris de Kasparov envers les dirigeants de la FIDE n'a également cessé de croître. En 2010, il soutient son ancien rival Karpov dans la course à la présidence de la FIDE, tenue par Kirsan Ilyumzhinov. La candidature de Karpov échoue, si bien qu'en 2014, Kasparov lui-même se présente pour le poste, sans plus de succès. Ilyumjinov quitte finalement la présidence en 2018.

Pour ce qui est des activités échiquéennes, indépendantes de la FIDE, Kasparov promeut le jeu au niveau international, en particulier par le biais de sa Fondation Kasparov Échecs. Il devient également l'entraîneur de Magnus Carlsen (en 2009) et d'Hikaru Nakamura (en 2011). De plus, Kasparov se rend souvent à St. Louis pour les événements sponsorisés par Rex Sinquefield, y commentant parfois et même acceptant de participer aux blitz et rapides de St. Louis en 2017, son premier tournoi non-exhibition, depuis 2005.

Héritage

Kasparov est-il le meilleur joueur d'échecs de tous les temps ? Emanuel Lasker a régné plus longtemps et Bobby Fischer a probablement eu un rush plus impressionnant avec ses victoires 6-0 sur Mark Taimanov et Bent Larsen dans les candidats de 1972, mais ni Lasker ni Fischer ne peuvent égaler Kasparov pour sa longévité couplée à sa domination. José Capablanca, comme Fischer, a été écrasant à son meilleur niveau, mais celui-ci a duré moins d'une décennie (bien qu'au moins Capablanca a continué à jouer). Carlsen peut prétendre à dépasser l'aura de Kasparov mais ne peut pour l'instant pas encore revendiquer une aussi grande longévité.

Cette question demeure néanmoins subjective, mais contrairement aux sports d'équipe, les joueurs d'échecs ont l'avantage de jouer leurs propres parties. Ils peuvent avoir derrière des secondants ou une équipe soudée qui participent à leur évolution mais une fois devant l'échiquier, tout repose sur eux. Les arguments de Kasparov pour réclamer le titre de meilleur joueur de tous les temps sont au moins aussi forts que ceux de n'importe quel autre joueur.

Quoiqu'en advienne ce débat, Kasparov a introduit plusieurs nouveautés théoriques et a gagné avec des ouvertures, passées de popularité, comme l'Écossaise (1. e4 e5 e5 2. Cf3 Cc6 3. d4) ou le Gambit Evans (1. e4 e5 2. Cf3 Cc6 3. Fc4 Fc5 4. b4). Son idée de 1985 contre Karpov s'est finalement avérée réfutable, mais la volonté constante de Kasparov de tenter de nouvelle approches l'a conduit à de brillantes victoires. Il est aussi un joueur incroyablement précis avec le troisième meilleur score CAPS parmi les champions de tous les temps, plus élevé que n'importe lequel de ses prédécesseurs. Ses affrontements avec Karpov ont été parmi les plus excitants de l'Histoire des échecs.

Que vous le classiez n°1 ou non, Garry Kasparov est l'un des rares joueurs d'échecs à pouvoir prétendre sans que personne ne s'y oppose au titre de meilleur joueur de tous les temps.

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